À propos :

Qu'est-ce que Le Petit Témoin ?

Média journalistique, blog ou même torchon… choisissez la qualification qui vous conviendra.

Car dans les faits, Le Petit Témoin, ce n’est que l’expression de mon point de vue. Celui d’un individu qui ne retranscrit que ce qu’il peut voir,  une grille de lecture qui se veut factuelle mais reste toujours imparfaite, un minuscule prisme sur une société vertigineusement trop large. 

Le tout, à l’écrit, en vidéo, et en podcast.

Qui suis-je ?

Sacha Foddis, 24 ans. Voilà l’essentiel, même si je devrais peut-être rendre cette auto-description plus « professionnelle ».

Mentionner le Mastère en journalisme à l‘ISFJ-Lyon dont je suis titulaire, évoquer mon passage au Dauphiné Libéré où j’ai fait mes premières armes, décrire mon expérience de rédacteur web pour Mon Séjour en montagne, raconter mes reportages pour SKi Chrono… mais cela ne serait-il pas une manière de justifier mon statut de journaliste ?

Mais suis-je journaliste ici ?

Bien que c’est ce qu’affirme ma carte de presse fraîchement reçue, rien n’est plus flou. Car la meilleure définition du journaliste : celui qui exerce le journalisme. Évident me direz-vous ? Vous répondrais-je alors que ce serait passer à côté de la complexité posée par ce mot : « journalisme ».

Est-ce du journalisme ?

Techniquement oui, si l’on s’en tient à la définition classique : recueillir, vérifier et commenter l’information. Une triade limpide en apparence, mais qui se trouble dès qu’on cherche à en cerner les frontières.

Car la définition du journalisme ne va jamais sans celle du journaliste. Dans un jeu de miroirs sémantique, l’un renvoie sans cesse à l’autre. Pour sortir de ce cercle tautologique, on peut s’en remettre à une formulation plus pragmatique :

« Personne qui a pour métier de participer à l’élaboration des journaux et autres moyens d’information. » – L’Académie française

Une définition qui, au XIXᵉ siècle, semblait suffisante. Les journaux papier détenaient alors un monopole absolu sur la production et la diffusion de l’information. Le journaliste était celui qui travaillait pour eux, dans un cadre institutionnel clairement identifié. Mais les 100 dernières années ont tout remis en question.

D’abord avec l’arrivée successive de la radio et de la télévision, aujourd’hui qualifiées de « traditionnelles » alors qu’elles révolutionnaient, hier encore, la manière de consommer l’information. S’en est suivie sa démocratisation, avec l’émergence d’Internet et des réseaux sociaux.

Quoi que l’on puisse penser de ce monde numérique où chacun peut participer à la chaîne de l’information, il en est aujourd’hui le premier canal mondial. Face à cette démultiplication d’acteurs de l’information, lesquels l’Académie française adouberait-elle comme journalistes ?

Symptôme d’une perte de repère, le langage courant s’est emparé du mot « média », devenu un substitut commode pour désigner tout producteur d’information, institution ou individu confondus. Un mot pratique mais creux, qui gomme la différence entre le journaliste, l’éditorialiste, l’influenceur ou le simple témoin

Alors, si même les dictionnaires ne permettent plus de distinguer efficacement le journaliste de l’usurpateur, mieux vaut-il ne pas prétendre être le premier au risque de passer pour le second.

C’est pourquoi les sujets que vous trouverez ici ne se revendiquent pas ostensiblement comme étant du journalisme, laissant ce choix de qualification au lecteur.

Ne pas revendiquer l’objectivité, se contenter de la viser.

A défaut de s’autoproclamer journaliste, le Petit Témoin est engagé par le respect de la déontologie de ce corps de métier, et ce, dans la formulation de la présente charte :

Le principe : l'actualité autrement

Si ma petite présentation se donne jusque-là des allures philosophiques, elle est alors à l’image du projet du Petit Témoin. Traiter de sujets actuels tout en y superposant mes questionnements abstraits.

D’ailleurs pourquoi cantonner le traitement d’un sujet de société à une seule discipline ?  « Telle question est politique, celle-ci est philosophique, celle-là scientifique » peut-on être tenté de penser. Ne choisir qu’un seul angle défini, limité et donc restreint, c’est prendre le risque de ne pas prendre en compte la complexité de la problématique à laquelle on s’attaque.

Néanmoins, le défi de mettre ces belles résolutions en œuvre reste tout entier, tant l’affaire peut se révéler chronophage, tel semble être le prix de l’exhaustivité. Voilà ce qui explique le choix de ligne éditorial de ce média, focalisé avant tout sur un traitement de l’actualité « à froid », sur des sujets qui, au-delà de ne pas faire la une des médias traditionnels, restent parfois inexplorés sur des aspects qui présenteraient pourtant un intérêt à l’être.

Le fonctionnement : passer le témoin

La légitimité pour parler d’un sujet repose avant tout sur l’expertise de celui qui s’y risque. Or, l’objectif ici n’est pas de se travestir en spécialiste pluridisciplinaire afin de prétendre couvrir tous les angles d’une question. En revanche, confronter (sans nécessairement opposer) une pluralité d’expertises d’horizons différents semble beaucoup plus judicieux pour la prise de recul qu’elle offre au lecteur.

Toujours est-il que donner la parole aux « savants » (dictionnaire : « qui a des connaissances étendues dans divers domaines ou dans une discipline particulière ») reste un exercice exigeant. Obtenir les bonnes réponses, c’est aussi avoir posé les bonnes questions, or comment formuler une question pertinente sans disposer soi-même de connaissances sur le sujet auquel on s’attaque ?

Le petit témoin © Sacha Foddis

Me contacter / Témoigner

En tant que rédacteur principal du Petit Témoin, je suis ouvert non seulement aux commentaires à l’égard des articles déjà postés, mais également aux contributions extérieures pour traiter de nouveaux sujets.

Je suis par conséquent joignable à cette adresse e-mail pour toutes demandes éventuelles :

sacha.foddis@le-petit-temoin.fr